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Muirin. Sangria's arrived.

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Muirin
Messages : 4
Date d'inscription : 16/01/2013
Age : 23
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Dernière édition par Muirin le Sam 2 Fév - 19:52, édité 7 fois
MessageSujet: Muirin. Sangria's arrived. Mer 16 Jan - 21:25

Muirin









AGE : 20 ans
RACE : mi-humaine mi-elfe. Si possible. ^^
ROYAUME : Rohan
RANG : Ni une princesse, ni une personne de haut-rang.

LIENS : Nobody there?






PÈRE : Lodrën. Éleveur de chevaux (?) // Inconnu. (voir histoire)
PÈRE DE PÈRE : Loeiz.

MÈRE : Euriell. Couturière. // Aziliz. (voir histoire)
DESCENDANTS : Aucun.

AUTRES LIENS FAMILIAUX :
Lug, fils de Lodrën. Son 1/2 frère, soldat.
Peut-être une autre famille?






Physique


Ce n'est ni une guerrière, ni une combattante aux muscles sur-développés que je vais vous décrire. Ni même une jeune fille maigre et misérable. Non, rien de tout cela. Loin de la dureté et de la sauvagerie de son caractère, c'est de douceur que je vous parle. C'est une ballerine, corps de grâce et de volupté. Vous pouvez imaginer plus délicat et d'apparence fragile qu'une petite danseuse? De légèreté et d'harmonie est fait le moindre de ses mouvements. Muirin est cette ballerine aux manières élégantes et aux gestes doux. Chacun de ses pas est une danse invitant à une douce rêverie. Elle sait se mouvoir avec la légèreté d'un papillon, et se fait aussi discrète qu'un souffle de vent. Elle est gracieuse, mais aussi simple et effacée soit-elle, sa présence se fait sentir par cette force et cette chaleur qu'elle dégage. Quand on la regarde, on ne peut se résoudre à la quitter des yeux, une sorte d'attraction se dégage de ses gestes. Incontrôlable et inconsciente, cette émotion que l'on subit n'en reste pas moins éphémère. C'est elle qui choisit le moment de la briser, et elle s'y prend le plus rapidement possible. Ses jambes sont longues et fines, son cou est fin et fier. Elle n'est pas maigre, ses muscles étant développés tout en longueur. On lui envie facilement son aisance à rester mince. Elle a développé une souplesse et une agilité féline au cours de ses nombreuses escapades à travers champs et forêts.
Son corps est le serviteur assidu de la musique. Elle possède de longs doigts, capables de maîtriser aussi bien le plus fins des instruments que le poignard le plus acéré. Son ouïe est très développée, presqu'animale, lui permettant d'entendre le moindre bruissement de feuilles, ou la moindre note émise. Elle possède également une voix enchanteresse. Elle ensorcèle et charme qui veut l'entendre. D'un ton délicat et clair, elle est assez aiguë, une voix cristalline et enfantine aux accents légers et rêveurs. Elle emporte et emprisonne ses auditeurs dans une atmosphère étrange de magie et de féérie. A certaines occasions, ce doux murmure de vie se métamorphose en un souffle lugubre et terrifiant. Elle contrôle les moindres sonorités de sa voix et de ses instruments et exerce son emprise sur les pauvres âmes qui se perdent à l'écouter. Le coup de grâce leur est apporté par ces étranges mouvements de danse, ces secrets connus d'elle seule, ces gestes emplis d'émotions qui brisent les cœurs ou endorment l'esprit. Son art est un sortilège qui reste gravé dans la mémoire, et qui hante... qui hante toujours plus, jusqu'à en devenir une drogue.
Elle possède un physique particulier. Sa peau est halée, comme si le Soleil n'avait jamais cessé de la caresser de ses rayons de chaleur. Aucune cicatrice, aucun grain de beauté ne casse l'homogénéité de son teint, et son visage est particulièrement doux. En parfaite harmonie avec son visage, ses yeux sont grands et attirants. Toujours expressifs et en éveil, elle a gardé le regard de son enfance, et s'en amuse encore. Ils sont d'un bleu profond et sombre, piquetés de quelques points plus chauds, d'un doré tout aussi sombre. Ils semblent avoir emprisonné l'océan en leur cœur, l'océan et ses fureurs, les vagues et l'écume bouillonnante. De longs cils leur apporte un ombrage délicat et féminin. Si l'on suit la courbe de son nez, nez de chat, long et fin, on retrouve le tracé léger de ses lèvres. Sur ce visage de beauté, les émotions se lisent et se déchiffrent aisément. Ses cheveux, sont très longs -naturellement- et lui donne une allure sauvage de petite fille. Ils passent leur temps à retomber sur son visage, dissimulant à son grand plaisir la beauté hypnotique de ses yeux. Leur couleur ne sait si elle doit virer au blond ou au châtain. Ils se parent de reflets des deux teintes, et mêlent ainsi lumière et légère ombre avec quelques pointes aux nuances rouquines. Elle les coiffe au plus simple. Elle ne se sépare jamais de ses deux petites tresses, partant des oreilles et venant se perdre sur ses épaules. Lorsqu'elle les attache, elle ajoute en général deux tresses supplémentaires, une de chaque côté, qui encerclent sa tête et viennent rejoindre le restant de sa chevelure dans une queue de cheval ou une tresse plus grande. Quoiqu'elle fasse, des mèches rebelles viennent lui barrer le visage.















Tempérament


Je veux mourir jeune pour ne rien regretter. Je veux vivre vieille pour ne plus m’étonner de la joie de vivre, de la passion de vivre, de la passion d’aimer, de la folie d’aimer, de la folie de l’homme, puis de l’homme lui-même. Je veux mourir jeune pour ne rien oublier. Je veux vivre vieille pour ne plus ressentir l’envie d’un lendemain, l’espoir de tout recommencer, le besoin d’un jour de plus dans mon existence. Je veux mourir jeune pour ne pas avoir peur. Je veux vivre vieille pour avoir tout vu, tout vécu, tout aimé. Je veux mourir jeune pour ne pas connaître l’attente. Je veux vivre vieille pour ne plus m’en inquiéter.

Peut-être comprendrez vous un jour qui est-elle. Peut-être pas. Son physique est attirant n’est-ce pas? Elle est intrigante au premier abord, avec ses yeux du bleu le plus pur et ses cheveux du noir le plus sombre. Mais tout ceci n’est que façade. D’ailleurs, bien des femmes sont plus belles que Muirin. Personne ne se souviendrait de son sourire espiègle et de ses yeux moqueurs, s’il n’y avait rien eu d’autre en elle. C’est son caractère qui lui donne ce charme pénétrant. Être belle ? Peu importe. Aussi se fiche-t-elle du regard qu’on lui porte. Tout ce qui l’inquiète, c’est son propre regard. Elle a peur du futur, peur de vieillir, peur de ne découvrir que l’ombre d’elle-même dans son miroir. Elle ne veut pas vieillir. Pour Muirin, la vieillesse est le pire des châtiments, elle sonnera le glas de son bonheur, de ses joies enfantines, de ses découvertes, de ses amours. Elle sera aussi pour elle l’heure de la mise à plat de ses erreurs, des règlements de compte, des innombrables regrets que sa vie aura accumulés. Elle ne veut pas vivre ça, pas cette souffrance, pas cette tristesse qui la tenaillera immanquablement jusqu’à son dernier souffle. C’est donc d’elle-même qu’elle a peur. C’en suit une exigence implacable et une grande intransigeance envers elle.
Antipathique, égocentrique, ou simplement bizarre, quelque soit l'opinion des autres sur elle, aucun ne peut aimer autant qu'elle. Mais qui aimer quand on est seul? Tout! Elle aime la vie qui l'entoure et qui l'habite, elle aime le silence de la nuit et la symphonie du jour, elle aime le vert du printemps et l'or de l'automne, et rien ni personne n'est plus vivant qu'elle. Elle est le calme souverain du ciel d'hiver, et la colère implacable de la vague des tempêtes. Nul ne peut la comprendre, car nul ne saut ce qu'est le sens de sa vie. Son but, si intime et secret, ne se dévoile ou ne se découvre pas. Elle est, et ne cherche rien dans l'avenir. Sa vie se dessine à chacun de ses pas et son futur n'existe pas.
C'est un caractère impétueux et fougueux, une âme plus indomptable que jamais. Qui donc oserait la soumettre se rendrait au premier de ses regards. Ses émotion sont vives et sa Liberté vaut tous les trésors que la Terre peut contenir. Elle est la sauvagerie incarnée, la violence et la rage de vivre, elle est la barbarie des anciens temps et la douceur du présent. Insondable et forte, jamais elle ne se laissera abattre. Sa seule prison est sa propre Liberté, et rien ne peut la lui soutirer. Elle a le sang bouillant des bagarreur et la sérénité des grands sages. Belle et cruelle, elle fuit les siens, préférant la solitude à la multitude. Elle est fascinante et quiconque l'approche est irrémédiablement attiré par sa personnalité de rébellion. Son honneur est servi par un courage et une passion digne des plus grands guerriers. Son combat est toute une vie, qu'elle mène avec foi. Aucun ordre n'a d'emprise sur elle, et elle rejette ceux qui pensent la dompter, ou ceux qui se soumettent à elle. Toujours fidèle à elle-même, ses croyances et ses espoirs, toujours cette même force qui émane de son caractère à l'allure désinvolte. Espiègle et farouche, aussi libre que l'air, elle demeure seule.
Elle ne recherche ni la compagnie, ni l'amitié. Son bon sens les lui refuse car Il la sait capable de blesser, simplement en restant ce qu'elle est. Elle n'a pas d'amis. Ceux qui l'approchent se détruisent face à son indifférence. Ils se désagrègent au contact de son insouciance. Sa curiosité enfantine s'épanouit avec ce qui ne lui ressemble pas. Elle cultive des sentiments prudents et distants pour sa race, et ne se sent pas "elle" quand elle côtoie ses congénères. Mais elle leur voue le respect qu'elle leur doit.
Folle, cassante, prétentieuse, autant de qualificatifs qui souillent sa réputation sans jamais atteindre son cœur. Les siens de l'intéressent pas, et elle le leur fait savoir d'une façon rude et franche. Ses mots sont abrupts, choisis pour toucher. Ils ont chacun un sens et leur importance est capitale pour percer le secret de son émoi. Franche mais secrète, elle garde toujours une place pour ses émotions. Son insensibilité est feinte, mais jamais elle ne se laissera écraser par le poids des sentiments. Sa lucidité ferait d'elle une amie précieuse, mais cette amitié est rarement réciproque. Ses conseils ont toujours une part de vérité, ils sont sensés mais durs, et elle est la première à ne pas les suivre.
Son esprit tempétueux aime à créer des conflits ou à les envenimer, même si elle se plaît à en régler certains. Pour avoir le dernier mot, aucune hésitation n'est à envisager, et elle brise aussi bien les langues que les cœurs. Sa rancune est grande et endurante et sa mémoire survit aux intempéries. Sa logique, implacable, intensifie encore son besoin d'avoir le dessus sur tous. Elle sait qu'elle peut avoir raison et s'arrangera pour le prouver, quel qu'en soit le prix. Elle semble rationnelle et ne croire qu'au réel, du moins face aux autres. Pourtant, certains de ses espoirs et rêves profonds se muent en croyances féériques et fantasques. Il y a toujours cette sensation d'être observée ou accompagnée qui la suit et lui réchauffe le cœur, pourtant timide à toutes démonstrations sentimentales. Elle aime la solitude, car elle n'en ressent aucun ennui, aucune souffrance. Si elle semble indifférente aux autres, elle n'en demeure pas moins respectueuse et parfois même admirative. Elle relève les défis et s'avère joueuse, quand cela en vaut la peine.
Elle a du feu dans les veines et ne tient pas en place. Elle adore l'aventure et la voyages, et ne vit que pour découvrir. C'est l'esprit des orages, emprisonné dans un écrin de douceur.






Vêtements


Muirin porte toujours le même genre de vêtement. C'est à dire le genre pratique, confortable et beau à la fois. Pratique, dans le sens où elle a constamment besoin de bouger, de chevaucher, de courir partout où elle le peut. Contrairement aux habitudes féminines, elle n'apprécie pas tellement les longues robes, qui limitent de trop ses mouvements. Elle en porte, de temps en temps, mais uniquement dans certaines occasions. En règle générale, elle porte des collants foncés ou crème, avec une tunique par-dessus. Elle aime s'habiller dans des tons sombres, et le bleu lui va particulièrement bien. Elle resserre sa tunique à la taille avec une ceinture de cuir ou un corselet lacé, ou encore avec une sorte de gilet de cuir qui ne se lie que sous la poitrine, mais qui a le mérite de lui couvrir les épaules. Elle met systématiquement des bottes. Par temps froid et humide, elle aime se couvrir d'un long manteau gris/bleu avec une ample capuche qui lui permet de dissimuler son visage lorsqu'elle le souhaite.
Elle aime enfiler des sortes de couvre-poignets de cuir ou de longues mitaines légères. En fait, elle en met presque toujours, assorties à ses tenues. La dentelle pour les longues robes, le tissu brodé ou le cuir pour ses sorties...c'est-à-dire pour tous les jours.
Elle porte peu de bijoux. Les seuls qu'elle supporte sont un collier près du cou, avec une pierre en pendentif, et un bracelet auquel est accrochée une pointe de flèche gravée.


Armes


Comme je l'ai déjà dis, elle n'est pas une guerrière redoutable. Elle sait se battre, mais sans plus. Elle aimerai apprendre d'ailleurs...Bref, passons. Les routes n'étant pas toujours sûre, elle a néanmoins comprit qu'il lui fallait des armes. Elle possède donc un poignard et quelques couteaux de jet. Elle sait aussi tirer à l'arc, mais cela reste du domaine du débutant. Le combat restant très souvent un "sport d'homme", elle n'a pu qu'apprendre certaines bases... ou s'entrainer en cachette avec son frère.


Histoire
Les premières images de ma vie se sont perdues. Elles sont tombées dans un gouffre sans fond. Rien ne peut plus les rattraper, elles tombent encore et ne finiront jamais cette chute. Les images de mes premiers instants n'existent pas. Je n'ai pas d'images, juste des sensations. Et des sons. Une voix, mélodieuse, qui chuchote dans mon oreille. Un frisson qui me parcourt de la tête aux pieds. Je ne sais pas vraiment qui est là. Mais je l'entends. Elle murmure quelque chose, tout au fond de moi je sais ce qu'elle dit. Puis elle se met à fredonner des mots qui me sont inconnus. La mélodie m'emporte, et je l'écoute. Encore et encore. La voix continue et je n'ouvre toujours pas les yeux. Je n'en ai pas besoin. Puis soudainement, la voix se tait. Elle se mêle à un concert de cris, apeurés ou agressifs.
Si j'avais ouvert les yeux, j'aurais vu. J'aurais vu le sang qui inondait la pièce. J'aurais vu ces corps qui couvraient le sol. J'aurais vu, celle qui m'avait parlé. Je suis son héritage, je suis tout ce qui reste d'elle. Mais je n'ai pas ouvert les yeux. Ces bruits me hantent et me réveillent en sursaut à chacun de mes anniversaires. Je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé. Je n'ai pas eu peur, j'étais enveloppé dans la douceur de sa comptine. Mais cette voix n'a plus jamais chanté. Pendant 19 ans, elle a laissé la place au silence. Je n'ai jamais réussi à retrouvé la mélodie, peu importe l'instrument utilisé, mes doigts ne suivent pas les notes. Elles fuient chaque fois que mes souvenirs les touchent, elles s'envolent, comme si leur mystère ne pouvait être découvert, même par leur gardien. Car c'est moi, la gardienne de ces sons. Je suis la seule à les connaître et à les entendre. On me les a donné à la naissance, et je n'ai jamais pu les effacer. Je ne sais toujours pas qui ils sont. Pendant 19 ans, j'ai essayé en vain de retranscrire la partition de ma naissance. Pendant 19 ans, j'ai fouillé les recueils de légendes et mythes fabuleux. Et pendant 19 ans, la mélodie s'est enfouie au fond de moi, et se terrait au moindre de mes essais. Jusqu'à ce soir.

D'après mes parents, aujourd'hui est mon anniversaire. C'est ce qu'ils m'ont toujours dis, et l'idée de les contredire ne m'est jamais venu à l'esprit. Il faut dire que personne n'ose leur tenir tête. Erwan, mon père, a survécu a Euriell, ma mère. Elle porte bien son nom. Il signifie "l'insolente". Elle ne pouvait s'appeler autrement. Ils ne me ressemblent pas. Pas vraiment. La différence saute aux yeux sans que l'on puisse poser un nom dessus. Leurs cheveux sont foncés, et bouclent facilement. Ils sont grands et se tiennent comme des humains...pas comme moi. Ils ne m'ont jamais rien dit, tant de secrets et de mystères refoulés face aux sentiments, mais je m'en suis bien rendu compte. S'ils ne voulaient pas en parler, je n'en parlerais pas non plus, mais il y aura toujours eût cette gène d'être différente, assez différente pour être étrangère, mais pas assez pour ne pas faire partie de la famille. Alors, comme ils m'offraient cette opportunité d'être en vie, avec eux, comme ils essayaient de me faire leur fille, je ne disais rien. Je me faisais aveugle devant l'évidence. Mais ce soir, ce n'était plus possible.

Un murmure... une bise légère et parfumée, une chaleur bienfaisante m'entourent et pénètrent mon corps. J'ai les yeux fermés, mais je vois comme en plein jour. La lumière est blanche et colore de pâleur le paysage. Je vois des arbres argentés, je vois, une clairière féérique. Les feuilles renvoient les rayons lumineux vers moi, et sont rehaussées d'un halo blanchâtre. Des nuées de poussières apportent des paillettes aux roches qui entourent la rivière. Elles sont couvertes de fines gouttelettes, projetées par les mouvements joyeux de l'eau. Le ciel est blanc, on ne distingue pas de nuages, et les étoiles ont disparu. Je m'approche de la petite cascade, dissimulée par un grand saule pleureur qui étend ses branches sur la surface de la rivière. Je découvre et re-découvre ce lieu tous les ans, à la même date. J'ai essayé de le dessiner, de le visualiser plus souvent dans mes rêves, mais je n'en garde que des sensations, des souvenirs ténus qui ne sont pas vraiment réels. On ne peut retranscrire cet endroit autrement qu'en y pensant. Alors, à chaque fois, je profite un peu plus de la chance qu'il m'est donné de le voir, et d'y vivre le temps d'une nuit. Je m'assied, au bord de l'eau, aux côtés des iris et des roseaux. Et j'attends. Va-t-elle venir? Je ne sais pas qui j'attends, je ne connais même pas son nom.
-Aziliz. Cette fois j'en suis sûre. Elle me le crie dans un murmure. Il me brûle les lèvres et emmêle mes souvenirs. Aziliz.
*Je sais qui tu es, car je connais ton regard d'un bleu marin, je connais ta peau transparente qui reflète les rayons de Lune. Mais je ne sais plus rien d'autre. Tu ne me dis rien, tes secrets sont gardés et seule ta beauté m'est familière. Tes longs cheveux argentés reviennent sans cesse me hanter et noient mon esprit sous un flot de questions sans réponses. Non, je ne sais pas qui tu es. Mais tu refuses de me le dire n'est-ce pas? Tu me nargues en t'approchant sans me toucher, en me regardant sans me voir, tu ne veux pas me parler, mais de quoi as-tu peur? Que pourrais-je bien faire de mal dans un monde où je ne suis maîtresse de personne, pas même de moi? Je ne comprends pas cet endroit où tu m'attires inexorablement depuis des années, je ne sais pas où je suis et ne contrôle pas mon esprit. Je ne peux rien faire. Alors, de quoi as-tu peur?* Je ne peux que penser ici, les mots s'écorchent sur ma langue et j'ai l'impression que le silence seul peut régner. Alors, comme à chaque fois, je me lève de la roche humide, et me dresse face à elle. L'eau s'agite légèrement sous mon ombre, et la cascade semble redoubler d'intensité. Un grand coup de vent ébouriffe mes cheveux et les fait recouvrir mon visage. L'habitude, ou plutôt les rêves passés me poussent à avancer vers elle et à essayer de lui attraper la main. Je me souviens, la première fois que je suis venu ici, l'éclat lumineux de ce paysage était encore plus irréel. Il me semblait que le monde entier n'était qu'un faisceau de lumière blafard. Mais cette nuit, la Lune semble s'éteindre lentement. Les nuées de lucioles provoquent plus d'ombre que de clarté. Tout se meurt. Quand mon regard balaye la clairière, l'extrême pâleur des herbes hautes et des arbres me renvoie plutôt l'image d'un mourant que d'une beauté blanche. Je vivais les derniers soubresauts de mon rêve, qui essayait de survivre à sa longue agonie. J'oublie. *Je suis en train de t'oublier, je le sais, je le sens. La peur commence son travail et enserre mon ventre. Je dois savoir, je dois réapprendre à te connaître*.
Alors, je suis les traces de mes précédents passages, et avance vers elle. Le temps s'est arrêté, enfin. Tout se passe si tendrement, comme si dans un sursaut de bonté, les minutes s'étaient envolées, et nous faisaient l'honneur de disparaître le temps d'un soupir. La mort en sursis guettent ces lieux, où je ne reviendrai plus, je le sais maintenant. J'ai d'autres mondes à découvrir, mais j'ai encore plus de réponses à obtenir, et c'est elle qui me les donnera. C'est à elle de parler. Mes pas écrasent les petites fleurs à peine ouvertes et déjà fanées. Je n'ai fais qu'abréger leur souffrance. Alors je continue, mais plus j'avance et plus elle s'éloigne. Cela n'est que la continuité des 19 autres essais, et je persévère. Longtemps. Je ne sais pas quelle heure il peut être, là-bas, dans ma chambre, dans ce monde que je côtoie normalement mais qui n'est pas le mien. Le temps doit y poursuivre sa ronde sans pitié pour les vivants. Mais ici il n'y a pas d'heures. Le réveil me surveille comme un charognard attend son cadavre. Je dois y arriver avant, où je ne saurai jamais. Où m'a-t-elle entraîné?
La lumière de plus en plus livide d'Aziliz est toujours devant moi.. Sa robe est de plus en plus terne et ressemble à un linceul qui étouffe ses derniers espoirs. Ça y est, elle s'est arrêté. J'ai gagné. Ses yeux ne respirent plus la vie, ils se vident de toute lumière. Les paillettes dorées qui leur donnaient leur beauté ne sont plus. Ils sont submergés par les larmes, et je reste à les contempler se faire chavirer par la douleur et la détresse, sans comprendre pourquoi. Mes mains sont impuissantes face à elle, et mon cœur ne parvient pas à s'émouvoir comme il aurait dû. Pourtant, elle est mon essence même, nous avons le même sang, il serait ridicule de le nier. Je perds un être qui fait partie de moi. Un pan entier de mon âme s'évanouit sans que le moindre cri ne me vienne. Je m'y suis résignée, mais je veux savoir. Je tends ma main. Elle recule encore. Je ne bronche plus, je laisse ma main bêtement tendue au-dessus du vide. Le vent seul vient l'effleurer de souffle froid. Mais même les tremblements qu'il provoque ne parviennent pas à me faire bouger. Les yeux plongés dans le bleu des siens, je cherche avidement la moindre esquisse de capitulation. Sa main tremble elle aussi, mais plus par hésitations que par froid. Celui-ci se fait de plus en plus acerbe, et me rappelle que le réveil arrive. Alors j'approche, calmement, comme si je voulais lui livrer un peu de sérénité. Je sens son souffle sur ma peau, et j'entends son cœur battre dans sa poitrine. Il résonne en elle comme le glas qui annoncerait sa fin. Enfin, après tant de courses éperdues au milieu de la forêt de nacre, après tant d'efforts vains, je peux poser ma main sur la sienne. Sa voix brise le silence comme le cristal. C'est la première fois que je l'entends ici. Un timbre léger et rieur, une voix d'enfant qui n'a jamais voulu grandir. Et elle me parle enfin. Un sourire se dessine sur mon visage tandis que ses mots se perdent dans le silence de la forêt.-


Morphée me posa un lapin le soir suivant. Comme souvent, mes parents se disputaient à mon propos. Leurs idées divergeaient tellement, que je me demandais encore comment j'avais fais pour survivre entre leurs mains. L'habitude sans doute. Je restai prostrée à écouter leur conversation, dans le noir. Il n'y avait rien de plus enrichissant que de les entendre se crier dessus. J'en apprenais sur eux habituellement. Ce soir là, c'est moi que j'allais découvrir. Mots après mots, ma vie se dévoilait à moi. Je savais déjà que je ne leur ressemblais pas. Mais si peu, cela me semblait impossible. J'avais tellement vécu à leurs côtés, qu'apprendre que je n'étais pas leur fille fut bouleversant. 20ans à croire à une famille, 20 longues années à m'aveugler de mensonges et de secrets. Ma colère débordait, autant que ma tristesse. Mais elles avaient fort à faire avec ma gratitude. M'avoir accepter et élever alors que je n'avais aucun lien avec eux avait dû être une épreuve plus dure encore que celle que je vivais. Je retournai dans ma chambre à pas lents, encore abasourdie par mes découvertes. Je m'assis sur le lit, l'esprit ailleurs. Aucun larme ne vint à mes yeux. J'avais toujours eu le sentiment, et même l'espoir d'appartenir à un autre monde que celui-là, mais maintenant que c'était réellement le cas, je n'arrivais pas à le croire. Les paroles qui m'avaient hanté toute la journée me revinrent en mémoire. Plus claires, elles prenaient enfin un sens, et en donnaient un autre à ma vie. Le visage qui les avait formulé m'apparut aussi. Aziliz. Te voilà encore, même éveillée tu reviens me tourmenter. Un faible sourire s'esquissa sur mon visage sans que je puisse le maîtriser. Je ne savais plus ce que je devais faire, mais il m'était devenu étrange de rester ici à vivre en famille, alors qu'on m'appelait ailleurs. Et cet ailleurs pouvait aussi bien se trouver à l'autre bout de la terre, comme tout près d'ici. Il fallait simplement que je le trouve. Au fond, c'était simple.

VOUS


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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived. Jeu 17 Jan - 20:13

    Yooosh Sangria ! Bienvenue (: ♥️
    Je valide tes codes Wink









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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived. Jeu 17 Jan - 20:18

B'envenu chez nus :yao:







What would it take, for things to be quiet.
Quiet like the snow.





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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived. Dim 20 Jan - 22:53

Ayééééééééééééé.
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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived. Dim 20 Jan - 23:26

    Je valide Very Happy









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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived. Lun 21 Jan - 16:17

    Coucou Sangria !
    Bienvenue chez nous ! What a Face
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MessageSujet: Re: Muirin. Sangria's arrived.

Muirin. Sangria's arrived.

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